Programme (provisoire)

pcm

Plusieurs activités seront prévues et (co)développées par les chercheur-e-s et les doctorant-e-s au cours des deux journées :

 

Présentation et discussion des recherches doctorales

Organisées autour de thématiques générales, notamment celles exposées ci-dessus, ces présentations seront encadrées par un ou plusieurs membres du comité scientifique (cf. ci-dessous). De manière à encourager des échanges constructifs, le texte de chaque participant-e sera distribué à l’avance au groupe thématique auquel elle/il appartient. Chaque papier sera discuté par un-e chercheur-e senior (accompagné d’un compte-rendu écrit) et par un-e doctorant-e (sous forme de restitution orale seulement) suite à la présentation orale du papier.

 

 

Conférence plénière

 

La diversité et le management international à l’épreuve des études post-coloniales par Hèla Yousfi, PSL Université Paris-Dauphine

 

Les approches post-colonialistes se caractérisent par leur pluralisme tant dans leurs inspirations que dans les formes de connaissance contradictoire qu’elles produisent. Elles peuvent toutefois se retrouver (Prasad, 2006, 169-170) autour notamment d’un engagement vers une critique fouillée de l’eurocentrisme; d’un questionnement d’une appropriation par l’Europe de l’universel et de la subalternisation incidente voire le déni de nombreux lieux de connaissances (les conquis ou colonisés); de la construction nécessaire de lieux alternatifs d’énonciation d’où peuvent émerger d’autres connaissances; de la reconnaissance de l’imbrication de la modernité et du colonialisme dans la production du monde moderne-colonial ; et enfin d’un travail nécessaire à l’encontre d’un discours et d’une connaissance moderne-coloniale afin de réorienter radicalement le flot de discours-connaissance. L’objet de cette conférence est d’explorer les manières dont les études post-coloniales défient les courants de la diversité et le management international.

 

Tables rondes

 

Les doctorant-e-s seront invité-e-s à prendre part à des discussions collectives sur les enjeux de la recherche critique, en lien avec le thème de la rencontre. De jeunes chercheur-e-s pourront développer des thématiques liées à leur expérience, recueillir et débattre de diverses questions des doctorant-e-s.

 

Table ronde 1 : Qui peut travailler sur quoi ? Quelles voix de chercheur.e.s sont légitimes à s’exprimer sur quels objets ?

 

Parler de diversité critique revient aussi à interroger les voix de chercheur.e.s habilitées à s’exprimer. Peut-on être issu d’un pays (« anciennement ») colonisateur et faire des recherches postcoloniales ? Doit-on appartenir au genre qui fait l’objet de sa propre recherche ? Un chercheur québécois peut-il approcher la question autochtone ? Une variété de questions est ici posée. Cela peut interroger la distance critique du chercheur ou à l’inverse l’empathie nécessaire. Cela questionne la réflexivité par rapport à son univers de référence. Cela interroge la frontière entre engagement et militantisme. Cela questionne aussi sur l’aptitude du chercheur à (se) défaire des cadres sociaux qui l’ont façonné. Cela interroge aussi la dimension politique, engagée et ou militante des chercheur.e.s en études critiques.

 

Panel à confirmer

Chahrazad Abdallah, ESG UQÀM

Léa Dorion, PSL Université Paris Dauphine

Clara Roussey, Université de Montpellier

 

 

 

 

Table ronde 2 : Les défis méthodologiques pour approcher la diversité critique

 

Reconnaitre les défaillances des approches traditionnelles de la diversité ne relève pas seulement du projet théorique mais suggère d’interroger les méthodologies à l’œuvre. Cela est d’autant plus vrai que le ou la chercheur.e, au-delà de produire des compréhensions des formes de soumission à l’œuvre dans les pratiques et discours de la diversité, explore les conditions concrètes ou les « pratiques critiques » de déconstruction des binarités, des hiérarchies ou des catégories, voire s’engage aux côtés des individus dans un projet émancipatoire d’émergence de pratiques de diversité. Certains objets de la diversité critique, telle que l’intersectionnalité, requiert de leur côté, des précautions méthodologiques importantes. Travailler au croisement des formes d’oppression (genre, race, classe sociale) et à la compréhension de leur accumulation implique également de réfléchir aux conditions pratiques d’exercice de la recherche afin notamment d’éviter des hiérarchisations impropres, des simplifications quasi-géométriques et toujours et encore de se situer en surplomb.

 

Panel à confirmer

Stéfanie Ruel, Concordia University

Florence Villesèche, Copenhagen Business School

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