EXCEPTIONNEL – 1er octobre – Journée scientifique : Les écoles de gestion: objets de la critique mais aussi acteurs de la résistance et de la (leur) transformation?

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Appel MI Version finale 7 mars 2019 (FRENCH, SPANISH, ENGLISH)

Cette édition est exceptionnellement jumelée à une journée scientifique qui se tiendra le 1er octobre à l’ESG UQÀM, en partenariat avec la revue Management International, sur le thème : Les écoles de gestion: objets de la critique mais aussi acteurs de la résistance et de la (leur) transformation?

 

Appel à contributions pour

La journée scientifique sur 

 

Les écoles de gestion[1] : objets de la critique

mais aussi acteurs de la résistance et de la (leur) transformation ?

 

organisé à l’ESG UQAM

(École des sciences de la gestion, Université du Québec à Montréal)

1er octobre 2019

 

et le numéro spécial de la revue Management International (CNRS 3 – FNEGE2)

 

Rédacteurs Invités :

Olivier Germain, Université du Québec à Montréal

Florence Palpacuer, Université de Montpellier

Véronique Perret, PSL-Université Paris Dauphine

Lovasoa Ramboarisata, Université du Québec à Montréal

Laurent Taskin, Louvain School of Management, UCLouvain

Conférencière Invitée :

Alessia Contu, College of Management, University of Massachusetts, Boston

Les écoles de gestion sont aujourd’hui de plus en plus considérées comme des acteurs faiblement réflexifs de la reproduction des oppressions d’un système néo-libéral à bout de souffle. Cette perspective radicale irait alors jusqu’à considérer qu’elles sont difficilement réformables et que, plus encore, toute prise en compte des dérives du capitalisme ferait forcément l’objet d’une récupération profitable par le système dominant. Cet appel propose un dépassement de cette analyse, en examinant les formes de résistance locales et collectives à l’œuvre dans les écoles de gestion, et en mettant en lumière les pratiques et réflexions porteuses de cette transformation.

 

Contexte : diffusion de normes néolibérales

 

Cet appel s’inscrit ainsi dans un débat récemment renouvelé sur la légitimité et les modes de légitimation des sciences de gestion, de ses enseignants-chercheurs, ses établissements d’enseignement et de recherche ainsi que des savoirs générés et enseignés.[2] Le contexte dans lequel les organisations éducatives évoluent, incarné par des instances de légitimation, est ainsi souvent tenu pour vrai et juste; considéré dans une logique strictement adaptative et peu émancipatoire.

 

Le contexte actuel serait ainsi à l’internalisation du capitalisme financier par les écoles de gestion qui se traduirait par la construction active d’une nouvelle forme institutionnelle, le capitalisme académique. Un ensemble de recherche a documenté cette transformation radicale, portant sur :

  • les espaces de socialisation et de construction d’identité qu’incarnent les écoles de gestion (Petriglieri et Petriglieri, 2010 ; Fourcade et Khurana, 2013; Germain et Taskin, 2017; Lezaun et Muniesa, 2017) ;
  • les métaphores, imaginaires et discours dominants qui en animent les membres (enseignants-chercheurs, étudiants, doyens…) (Ortiz et Muniesa, 2018) et que portent leurs parties prenantes (les fondations, les agences d’accréditation, les journaux d’affaires comme Financial Times et The Economist et leurs systèmes de classement des MBA et des écoles) (Elsbach et Kramer, 1996 ; Wedlin, 2006, 2007, 2011; Gioia et Corley, 2002) ;
  • la généalogie (Augier et Prietula, 2007), l’identité (Khurana, 2007 ; Dunne et al., 2008 ; Khurana et Snook, 2011), la légitimité et la légitimation des modèles d’enseignement et de recherche (Elsbach et Kramer, 1996) et des établissements mondialisés (Alajoutsijarvi et al., 2015 ; Siltaoja, Juusola et Kivijarvi, 2018).

 

Empruntant différentes appellations (université entrepreneuriale, corporative, managérialisée, quasi-firme, néolibérale, marchande), les établissements véhicules de ce capitalisme académique (Slaughter et Leslie, 1997 ; Eskowitz, 2003 ; Mautner, 2005 ; Engwall, 2008 ; Laszlo, Sroufe et Waddock, 2017 ; Numéro spécial de la revue Ephemera « Labour of Academia », sous la direction de Butler, Delaney et Sliwa, 2017) se présentent comme les pendants scientifiques des entreprises financiarisées et des administrations publiques sous l’emprise de la nouvelle gestion publique (New public management). Règles et pratiques normalisantes de gestion des ressources humaines (recrutement, évaluation, primes à la performance…), mise en concurrence des enseignants-chercheurs entre eux et exacerbation des enjeux de genre ont été observés ces dernières années autant dans les pays ayant introduit des réformes radicales de l’enseignement supérieur et réduit significativement le financement public de celui-ci (Royaume-Uni, Australie) qu’ailleurs. La diffusion des normes néolibérales se traduit aussi concrètement et localement par la production d’assignations identitaires au sein des corps professoraux qui ont le pouvoir d’inclure quelques-uns (le professeur d’élite en recherche ou l’idéal du professeur porteur d’un soi entreprenant) au détriment du plus grand nombre. Si les universités, et donc les écoles de gestion, se caractérisent comme des organisations pluralistes animées par des logiques contradictoires en tension permanente, l’ordre néo-libéral tend à effacer ce pluralisme au profit d’objectifs univoques qui deviennent dès lors une discipline. Cet affaiblissement des tensions créatrices se traduira par exemple par un discours à volonté performative et donc naturalisante qui viserait à distinguer les écoles à vocation d’enseignement (teaching schools) et celles constituant une élite de recherche (research schools).

 

Dans ce contexte largement documenté, notre appel à contributions privilégie l’observation des stratégies de résistance ainsi que celle des espaces, discours et pratiques pouvant faire émerger des alternatives émancipatoires. Bien qu’ancré dans une perspective critique[3], ce numéro envisage ainsi un dépassement de la posture dénonciatrice, apte à mettre en lumière la capacité des acteurs académiques à se réapproprier, tout en les renouvelant, leur identité professionnelle et leur métier, au profit d’une visée émancipatrice s’exprimant tant dans les contenus que dans les formes et les modalités de production de l’enseignement et de la recherche, en lien avec un ensemble élargi d’acteurs au sein et autour de l’institution académique. Ainsi, nous entendons dans ce numéro rassembler les contributions s’intéressant aux implications de ce contexte, déclinées en trois axes : temporalité, spatialité, et dialectique domination/émancipation.

 

  1. Temporalité

L’accélération des temporalités de production scientifique et l’opportunisme des alliances (speed dating et networking) entre chercheurs, l’hyper standardisation des publications (liée à l’augmentation des volumes à traiter sous contrainte de délai) et l’organisation arythmique du travail d’enseignant-chercheur caractérisent les implications temporelles de la managérialisation des écoles de gestion. Le temps unique semble fortement institué et peu questionné. Le temps unique est un temps de l’évaluation continue, de la mesure, de la cadence, de l’urgence, etc. L’injonction à une temporalité unique conduit à une colonisation de l’avenir en interdisant à la variété des subjectivités mais aussi à des logiques de création de se déployer (de Lagasnerie, 2011). En somme, ce temps institué nuirait à l’écologie des idées notamment par des approches privilégiant la détection de vides dans une connaissance instituée à la construction de problèmes nouveaux porteurs de véritables enjeux (Alvesson et Sandberg, 2013). Pour nourrir cet axe, nous invitons les contributions examinant la diffusion d’une conception instituée du temps unique au sein de la communauté des sciences de gestion et ses implications, celles traitant du rythme et de la cadence dans l’organisation du travail des enseignants-chercheurs et de la construction des rapports entre eux, celles scrutant les stratégies des acteurs (coping et résistance), l’invention d’autres temporalités et les discours alternatifs (par exemple, celui de la slow research), etc.

 

 

  1. Spatialité

Dans l’espace, on assiste à une homogénéisation des savoirs et pratiques ‘globaux’ et une dé-légitimation des modalités de production et d’expression plus ‘locales’, ancrées dans les territoires, les histoires propres aux lieux d’activité de ces écoles.

  1. L’espace global a notamment été produit par des formes de déterritorialisation, propres au capitalisme si l’on reprend Deleuze et Guattari, se traduisant notamment par la construction sociale de codes et de normes et la stratification géographique (Hall, 2008 ; Hall et Appleyard, 2009) qui ont facilité la circulation de pratiques normalisantes.
  2. L’espace global n’est pas seulement producteur d’indifférenciation mais aussi d’une lecture et de pratiques issues de standards culturellement dominants parce que produits dans le cadre d’un capitalisme nord-américain (Kipping et al., 2004 ; Cooke et Alcadipani, 2015 ; Alcadipani, 2017) mais aussi européen. Les révolutions (post)industrielles ont formaté et encastré une conception des écoles de gestion propre aux pays du Nord.
  3. L’espace des écoles de gestion ne peut être tenu à l’écart de questionnements forts qui touchent les espace sociaux et donc organisationnels : c’est un espace genré, hétéro-normatif, racisé et socialement homogène.
  4. Les écoles de gestion peuvent aussi être considérées, sans doute à un échelon plus local, comme des espaces hétérotopiques suspendant ces jeux institutionnels pour produire d’autres possibles ; en tant qu’espace liminal se situant entre monde des idées et monde de la pratique, à la charnière entre l’étudiant, l’enseignant-chercheur et le praticien ;
  5. Dans cet espace alternatif, construit par une variété d’acteurs à la fois académiques et non-académiques, s’expérimentent d’autres pratiques gestionnaires possibles, que l’enseignant-chercheur est à même d’explorer pour les comprendre, les modéliser/théoriser et les enseigner, selon des modalités innovantes de création et diffusion des connaissances.

Cet axe sera alimenté par les contributions s’intéressant à la normalisation du discours dominant sur l’élitisme spatial (elite, world-class business schools) (Siltaoja, Juusola et Kivijarvi, 2018), aux formes et aux acteurs de la diffusion de ce dernier, mais aussi, et surtout, aux stratégies d’acteurs revendiquant et construisant une autre territorialité, qui autorise et soutienne l’élaboration de pratiques gestionnaires plus résilientes en lien avec les équilibres sociaux et environnementaux à préserver. On y inclura également les propositions de déconstruction post-coloniale et féministe mais aussi celles d’autres possibilités produites ailleurs.

 

  1. Dialectique domination/émancipation:

Résolument lieux de normalisation des comportements et d’exercice de pouvoir disciplinaire (Wedlin, 2006, 2007, 2011; Gioia et Corley, 2002), les écoles de gestion sont aussi des espaces de résistance et d’alternatives (Devinney, Dowling et Perm-Ajchariyawong 2008; Beaujolin-Bellet et Griman, 2011 ; Rowlinson et Hassard, 2011 ; Bristow, Ratle et Robinson, 2017). Elles doivent (re)faire organisation et trouver de l’agentivité, en s’écartant de l’isomorphisme qui caractérise la plupart de leurs conduites passives. Comment dégager des espaces viables entre la contrainte de légitimité propre à des champs hyper-institutionnalisés et des formes nécessaires d’émancipation ? Cet axe vise les contributions qui présentent et ou envisagent les écoles des gestion et la communauté scientifique en science de gestion (incluant les associations, les événements, les revues, etc.) comme des espaces de reconstruction de nouvelles légitimités, d’utilisation des terrains et territoires comme nouveaux ancrages, de déploiement de nouvelles alliances, des formes collectives de résistance et d’invention, d’incarnation de nouveaux mouvements sociaux interconnectés, de création des contextes qui permettent aux identités plurielles de se déployer, d’émergence de nouvelles formes d’expression pédagogiques et de recherches, de  réappropriations des questions de genre, de rappel de ce qu’est l’université (par exemple, la formation du citoyen versus formation strictement du professionnel, les universités de bien commun, les universités libres, Nos facs nos chantiers, etc.)

 

Attentes :

 

L’équipe éditoriale souhaite permettre la publication de contributions proposant des formes d’écriture variées et originales sans à l’évidence sacrifier la rigueur scientifique ni interdire des formes traditionnelles. Elle invite ainsi les chercheur.e.s à soumettre des papiers mobilisant des méthodologies telles que l’auto-ethnographie, l’observation en profondeur, le shadowing… manipulant à titre primaire ou secondaire des matériaux tels que la vidéo, la photo, les arts, la fiction ou le dessin et ou utilisant des stratégies d’écriture nouvelles telles que la « creative non fiction », les vignettes empiriques… A ce titre, des recherches menées par des chercheur.e.s (Girei, 2017 ; Lui et Pechenkina, 2016 ; Pechenkina et Liu, 2018 ; O’Shea, 2018) au sein même de leur université ou interrogeant leurs pratiques et identités seront considérées avec intérêt. Enfin, dans la tradition de la revue Management International, le numéro vise à faire état et à confronter des expériences dans des contextes culturels différents qu’il s’agisse de cas concrets fouillés, de comparaisons documentées entre pratiques et cadres…

 

Dates à retenir

 

  • Date limite d’envoi des résumés étendus (1500 mots hors références) : 30 avril 2019

 

Les résumés préciseront la problématisation et l’intérêt de la recherche, le cadre théorique, la méthodologie, les résultats envisagés, la contribution potentielle.

 

Envoyer exclusivement sous format PDF ANONYMÉ à l’adresse : CMS.Ecoles@gmail.com

 

Vous joindrez sur page séparée le titre de la proposition, vos coordonnées complètes ainsi que l’auteur référent.

 

  • Réponse du comité scientifique : 30 mai 2019

 

  • Les textes complets, suivant les consignes de la revue Management International devront être envoyés le 1er septembre 2019 à CMS.Ecoles@gmail.com (date à respecter en raison du délai de conception et d’impression des supports).

 

http://www.managementinternational.ca/section-des-auteurs/politique-redactionnelle/

 

 

 

  • Les personnes souhaitant soumettre leur papier au numéro spécial de la revue Management International devront soumettre leurs contributions selon les règles de la revue avant le 30 novembre 2019 à l’adresse : CMS.Ecoles@gmail.com

 

Les articles seront examinés selon les règles habituelles d’anonymat par trois collègues. La participation à la journée scientifique n’est pas une condition à la soumission d’un article aux éditeurs du numéro spécial.

 

 

 

Références

 

Adler, P. (2016). “Our teaching mission”, Academy of Management Review, vol. 41, no 2, p. 185-195.

Alajoutsijarvi, K., K. Juusola et M. Siltaoja (2015). “The Legitimacy Paradox of Business Schools: Losing by Gaining?”, Academy of Management Learning and Education, vol. 14 no 2, p. 277–291.

Alcadipani, R. (2017). «Reclaiming Sociological Reduction: Analysing the Circulation of Management Education in the Periphery», Management Learning, vol. 48 no 4, p. 535-551.

Alvesson, M., Bridgman, T., et H. Willmott, H. (eds.) (a2009). Oxford Handbook of Critical Management Studies. Oxford, Oxford University Press

Alvesson, M. et J, Sandberg (2013). Constructing research questions: doing interesting research, Los Angeles, Sage Publications.

Anderson, L., P. Hibbert, K. Mason et C. Rivers (2018). « Management education in turbulent times », Journal of Management Education.

Antonacopoulou, E. (2010). “Making the business school more critical: Reflexive critique based on phronesis as a foundation for impact”, British Journal of Management, vol. 21, p. 6-25.

Augier M. et M. Prietula (2007). “Historical Roots of the Cyert-March Computer Model at GSIA”, Organizational Science, 18, p. 507-522.

Beaujolin-Bellet, R., Grima, F. (2011). Ces enseignants chercheurs qui introduisent la critique dans les écoles de commerce françaises. In Taskin, L. & de Nanteuil, M. (Eds.), Perspectives critiques en Management. Pour une gestion citoyenne.  Bruxelles : De Boeck.

Bristow, A. S. Robinson et O. Ratle (2017). « Being an Early-Career CMS Academic in the Context of Insecurity and ‘Excellence’: The Dialectics of Resistance and Compliance », Organization Studies, vol. 38 no 9, p. 1185-1207.

Butler, N., Delaney, H. et M. Slywa (ed.) (2017). numéro spécial “The Labour of academia”, Ephemera: Theory and Politics in Organization, vol. 17 no 3.

Clegg, S. et A. Ross-Smith (2003). “Revising the boundaries: Management education and learning in a postpositivist world”, Academy of Management Learning and Education, vol. 2 no 1, p.85-98.

Cooke, B.  et R. Alcadipani (2015). “Toward a Global History of Management Education:: The Case of the Ford Foundation and the São Paulo School of Business Administration”, Brazil’ Academy of Management Learning & Education, vol 14 no. 4, p. 482-499

Devinney, T., J.R. Dowling et M. Perm-Ajchariyawong (2008). “ The Financial Times business school ranking: What quality is this signal of quality?”, European Management Review, vol. 5 no 4, p. 195-208.

Duberley, J. et P. Johnson (2009). “Critical Management Methodology”, dans Alvesson, M., Bridgman, T., et H. Willmott, H. (eds.), Oxford Handbook of Critical Management Studies. Oxford, Oxford University Press.

Dunne, S., S. Harney, M. Parker et T. Tinker (2008). « Discussing the role of the business school », Ephemera, vol. 8 no 3, p. 271-293.

Elsbach, K.D. et R.M. Kramer (1996). “Members’ responses to organizational identity threats: encountering and countering the Business Week rakings, Administrative Science Quarterly, vol. 41 no 3, p. 442-476.

Engwall L. (2008), “The university: a multinational corporation?”, dans Engwall, L. et Weaire, D. (éds), The University in the Market, p. 9-21. London, Portland Press.

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Fourcade, M. et R. Khurana (2013). “From social control to financial economics: the linked ecologies of economies and business in twentieth century America”, Theory and Society, vol. 42 no2, p. 121-159.

Germain, O. & Taskin, L. (2017) “Être formé pour et…par la recherche“, Revue Internationale PME, 30(2), 7-16.

Girei, E. (2017). Decolonising management knowledge: a reflexive journey as practitioner and researcher in Uganda. Management Learning, 48(4) 453-470.

Gioia D.A. et K.G. Corley (2002), “Being good versus looking good: Business school rankings and the Circean transformation from substance to image”, Academy of Management Learning & Education, vol. 1 no 1, p. 107-120.

Hall, S. (2008). “Geographies of business education: MBA programs, reflexive business schools, and the cultural circuit of capital”, Transactions of the Institute of British Geographers, vol. 33 no 1, p. 27-41.

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Khurana R. (2007). From Higher Aims to Hired Hands: The Social Transformation of American Business Schools and the Unfulfilled Promise of Management as a Profession. Princeton University Press, Princeton.

Khurana R. et J.C. Spender (2012). “Herbert A. Simon on What Ails Business Schools : More than ‘A problem in Organizational Design’”, Journal of Management Studies, vol. 49 no 3, p.619-639.

Khurana, R., S.A. Snook (2011) « Identity Work in Business Schools: From Don Quixote, to Dons and Divas« , Journal of Management Inquiry , vol. 20, no. 4, p.358–361.

Kipping, M., B. Usdiken et N. Puig (2004). “Imitation, Tension, and Hybridization: Multiple ‘Americanizations’ of Management Education in Mediterranean Europe”, Journal of Management Inquiry, vol. 13 no 2, p.98–108.

Lagasnerie (de), G. (2011), Logique de la création. Sur l’Université, la vie intellectuelle et les conditions de l’innovation, Fayard, coll. « à venir ».

Laszlo, C., R. Sroufe et S. Waddock (2017). “Torn between two paradigms: A struggle for the soul of business schoons”, AI Practitioner, vol. 19 no 2, p. 108-119.

Lezaun, J. et F. Muniesa (2017). “Twilight in the leadership playground: subrealism and the training of the business self”, Journal of Cultural Economy, vol. 10 no 3, p. 265-279.

Liu, H & Pechenkina, E 2016, ‘Staying quiet or rocking the boat? An autoethnography of organisational visual white supremacy’, Equality, Diversity and Inclusion: An International Journal, vol. 35, no. 3, pp. 186-204.

Mautner G. (2005). “The entrepreneurial university. A discursive profile of a higher education buzzword”, Critical Discourse Studies, vol. 2, no 2, p.95-120.

Ortiz, H. et F. Muniesa (2018). “Business schools, the anxiety of finance, and the order of the ‘middle teer’”, Journal of Cultural Economy, vol. 11 no 1, p. 1-19.

Pechenkina, E & Liu, H 2018, ‘Instruments of white supremacy: People of colour resisting white domination in higher education’, Whiteness and Education, vol. 3, no. 1, pp. 1-14.

Petriglieri, G. et J.L. Petriglieri (2010). “Identity workspaces: The case of business schools”, Academy of Management Learning and Education, vol.9 no 1, p. 44-60.

Rowlinson, M. et J. Hassard (2011). “How come the critters come to be teaching in business schools?”, Organization, vol. 18 no 15, p. 673-689.

Siltaoja, M., K. Juusola et M. Kivijarvi (2018). « ‘World-class’ fantasies : A neo-colonial analysis of international branch campuses », Organization.

Slaughter, S.; Leslie, Larry L. (1997). Academic Capitalism: Politics, Policies, and the Entrepreneurial University. The Johns Hopkins University Press.

Steyaert, C., Beyes, T. et m. Parker (eds) (2016). The Routledge Companion to Reinventing Management Education, Routledge, Abingdon, Oxon.

Sutherland, I., J.R. Gosling et J. Jelinek (2015). “Aesthetics of power: Why teaching about power is easier than learning for power, and what business schools could do about it”, Academy of Management Learning and Education, vol 14, no 4, p. 607-624.

Taskin, L. et M. de Nanteuil (eds.) (2011). Perspectives critiques en management, De Boeck.

Taskin L., Willmott H. (2008). “Introducing critical management studies : Key dimensions”, Gestion 2000, vol. 25 no 10, p. 27-38.

Wedlin, L. (2006). Ranking Business Schools : Forming fields, identities, and boundaries in international management education. Cheltenham : Edward Elgar.

Wedlin, L. (2007). « The role of rankings in codifying a business school template : classification, diffusion and mediated isomorphism in organizational fields », European Management Review, vol. 4 no 1, p. 24-39.

Wedlin, L. (2011). «Going global : Rankings as rhetorical devices to construct an international field of Management education, Management Learning, vol. 42 no 2, p. 199-218.

 

 

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